Certains artistes de la rue perçoivent tout simplement l’environnement comme étant une vaste et vierge toile alors que d’autres sont tout simplement motivés par les risques rencontrés lorsqu’ils travaillent de façon illégale sur un lieu donné. Aujourd’hui mieux connu du public, le street-art est observé de parts et d’autres de la planète.
Pratique très vaste, en effet, elle englobe de multiples formes d’expression. Au cours de ces dernières année ce mouvement a subit une véritable évolution. Souvent vu comme « pollution visuelle » l’art urbain a su s’imposer et est considéré aujourd’hui comme mouvement artistique inévitable dans l’art contemporain notamment. Ce mouvement est caractérisé par des interventions sur l’espace public. La rue est un support, un médium pour les artistes. Il favorise l’animation urbaine, dynamise les lieux, améliore les espaces et l’environnement. En s’intégrant au design urbain, mobilier, à l’architecture et au paysage en général l’art urbain contribue à la qualité du cadre de vie. Aujourd’hui la rue est considérée comme galerie. Le street-art est reconnue, il est intégré dans l’espace public et fait l’objet de nombreuses expositions dans les galeries et musées. Néanmoins on peut se poser la question si l’image de ce mouvement n’est-elle pas dénaturée une fois que les artistes investissent les galeries et musées justement.
Ce mouvement est né dans la rue, donc cette dernière reste le principal et plus juste lieu d’exposition. Par contre les galeries et musées permettent aux artistes d’obtenir une certaine notoriété et que leur travail soit reconnu comme véritable démarche artistique.
Finalement on a pu voir que l’art urbain reste un domaine très vaste et fait l’objet de diverses motivations. Il s’intègre pleinement dans l’espace public et permet aux artistes issus de ce mouvement de s’exprimer. La question qui se pose n’est plus « est-ce de l’art ? » mais plutôt « quelle nouvelles techniques vont venir s’ajouter à ce mouvement très convoité ? »…